Il y a des tasses qu'on boit, et d'autres qu'on n'oublie pas.
J'ai découvert le hojicha lors de mon premier voyage au Japon. Mais c'est lors d'un autre séjour que je l'ai vraiment compris.
Nous étions à Otsuki, une petite ville au pied du Mont Fuji, chez la maman de Morimi, mon épouse. Une pièce tout en bois, un sol recouvert de tatamis. Avant toute chose, nous nous sommes inclinés, nous avons frappé dans nos mains et prié en l'honneur des défunts, devant les ancêtres de la famille.
Puis, dans ce silence, j'ai fouetté un hojicha latte avec la poudre bio de Kirishima que notre fournisseur de Kagoshima venait de nous offrir, et nous l'avons dégusté ensemble, Morimi et moi, dans cette pièce.
Le bol chaud entre les mains, l'odeur de biscuit et de riz grillé, le bois, les ancêtres… c'était presque un rituel. Cette gorgée m'a apporté une sérénité profonde, comme si Morimi me serrait dans ses bras, alors qu'elle se trouvait à l'autre bout de la pièce.
Depuis, je ne regarde plus le hojicha comme un simple thé torréfié. C'est un thé de réconfort, de ceux qui vous ramènent à la maison, même quand on en est loin.
Un thé vert qu'on passe au feu
Le hojicha, c'est du thé vert que l'on torréfie. Cette petite cuisson change tout : l'amertume s'estompe, la caféine baisse, et il reste une douceur toastée de biscuit doré, de riz grillé, de caramel blond et d'amande légère.
Et pourtant, même au Japon, il reste discret. Ce n'est pas la vedette des vitrines. Ça tombe bien : j'aime les trésors qu'il faut aller chercher.
Pourquoi je le prépare en latte
Il convient à toute la famille. Sa teneur en caféine est très faible : les enfants peuvent en boire, les adultes aussi, et personne ne reste éveillé à minuit.
Il réconforte. Notre hojicha powder bio vient de Kirishima, dans la préfecture de Kagoshima, sur l'île de Kyushu, au pied de montagnes volcaniques. En automne et en hiver, c'est exactement ce que je cherche en rentrant.
Il me fait du bien. Je ne te promets pas de miracle, mais voici ce qu'on lui reconnaît :
- une richesse en polyphénols torréfiés, pour l'équilibre au quotidien ;
- une réputation de thé doux pour la digestion, que j'apprécie après un bon repas ;
- des pyrazines, ces composés aromatiques qui se forment à la torréfaction et auxquels on prête un effet apaisant ;
- des minéraux comme le potassium, le manganèse et le magnésium.
La recette, en 2 minutes
| Étape | Quantité | Geste | |
|---|---|---|---|
| 🥄 | 焙じ茶 poudre de hojicha | 3 g | Tamise dans ton bol |
| 💧 | Eau chaude | 40 ml | Verse sur la poudre |
| 🌀 | Fouette avec le 茶筅 (chasen) | 15 à 20 sec. | Jusqu'à une pâte lisse |
| 🥛 | 牛乳 lait chaud et mousseux (vache ou végétal) | 120 ml | Verse sur la base |
| 🍯 | Option sucrée | au goût | Sucre brun, miel ou sirop d'érable |
À toi de jouer
Dans ton hojicha latte, c'est lait de vache ou lait d'avoine ? Et si tu as une autre idée, dis-la-moi en commentaire, je suis curieux de la tester.
Le hojicha powder bio de Kirishima est disponible sur maison-morimi.ch.
Dans mon prochain article, je te parle du hojicha en feuille, l'autre visage du thé grillé.